28.08.2008

Suicide d'un handicapé: le parquet autorise l'incinération (©AFP / 27 août 2008 16h58)

CERGY - Le parquet de Pontoise a délivré mercredi l'autorisation d'incinération de Rémy Salvat, qui s'est suicidé après une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier dans lequel il demandait qu'on lui "permette de mourir", a-t-on appris de source judiciaire.

L'autopsie réalisée sur le corps du handicapé de 23 ans décédé le 10 août à Valmondois (Val-d'Oise) avait conclu que sa mort résultait d'une surdose médicamenteuse, qu'il s'était lui-même administré pour se suicider d'après sa famille.

A l'issue de l'autopsie, le parquet avait néanmoins prononcé une interdiction provisoire d'incinération du corps de Rémy, qui souhaitait que ses cendres soient dispersées au Japon, en attendant le résultat d'examens toxicologiques.

L'avocate des parents, Caty Richard, avait alors dénoncé une décision "horrible" qui ne respectait pas "les dernières volontés de Rémy".

Les résultats des examens toxicologiques ne sont toujours pas connus mais le parquet a autorisé l'incinération dans la mesure où la justice "détient tous les matériaux nécessaires à la réalisation des examens complémentaires", a indiqué à l'AFP une source judiciaire au parquet de Pontoise.

Selon cette source, il n'y a dans le dossier "aucun élément" qui laisse penser que Rémy Salvat ne s'est pas suicidé.

"Les parents sont soulagés par cette annonce. Ca a été très long et douloureux pour eux mais ça y est, la justice respecte enfin la dernière volonté de leur fils", a réagi à l'AFP Me Richard.

Près de 200 personnes avaient assisté le 14 août à une cérémonie religieuse en l'église de Valmondois où le corps de Rémy était symbolisé par un cierge.

Rémy était atteint d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare) lourdement handicapante, depuis l'âge de six ans.

Suicide assisté n'est pas suicide

"Bonne nouvelle", journal suisse

Les sondés font une différence entre suicide et aide au suicide. Tandis que 72% acceptent l'assistance au suicide comme «aide en cas de nécessité», seulement 58% considèrent le suicide comme «ultime possibilité en cas de nécessité».

Les plus jeunes sont plus critiques à l'égard du suicide que leurs aînés. Parmi les 15 à 34 ans, seulement 51% l'acceptent comme «ultime possibilité en cas de nécessité», 21% d'entre eux (contre 18% en moyenne suisse) le considérant comme «un péché religieux».

«Que feriez-vous si une personne gravement malade de votre entourage ou de vos amis proches vous demandait de l'aider à s'enlever la vie avec un produit mortel?» A cette question directe, 61% ont répondu qu'ils seraient prêts à accompagner au suicide. 36% refuseraient. 32% pourraient s'imaginer demander conseil auprès de l'Eglise ou d'un pasteur.cordialement

Jacqueline Salenson, déléguée ADMD Hérault

L'aide au suicide suscite une large compréhension en Suisse

 Europe: L'aide au suicide suscite une large compréhension en Suisse

AP | 27.08.2008 | 17:54 nouvel obs


Près de 72% de la population suisse estime que l'assistance au suicide est une aide légitime en cas de détresse, selon un sondage publié mercredi par le journal religieux alémanique "Reformiert".


L'aide au suicide est relativement bien perçue parmi les membres des Eglises traditionnelles, selon ce sondage représentatif réalisé auprès de 1.002 personnes. Cette possibilité est acceptée par 75% des personnes interrogées au sein de l'Eglise protestante et par 72% chez les catholiques. Et cela alors que la Conférence suisse des évêques rejette de son côté l'aide au suicide. La proportion acceptant cette pratique atteint même 77% chez les personnes sans confession.


L'assistance au suicide ne recueille en revanche pas de majorité parmi les membres des Eglises libres et des autres communautés religieuses. La proportion acceptante atteint tout de même 48%.


Près des deux tiers de l'ensemble des personnes interrogées se sont déclarées prêtes, sur demande, à assister un proche dans cette démarche.


Le sondage a été réalisé en juillet par l'institut Isopublic pour le compte de "Reformiert". Il montre que les Romands (francophones) sont plus réceptifs à cette méthode que les Alémaniques (germanophones) et les jeunes davantage que les aînés.


Le suicide en tant que tel, comme ultime recours en cas de détresse, suscite en revanche davantage de compréhension chez les seniors. Si 64% des plus de 55 ans peuvent le comprendre, 51% sont de cet avis chez les 15-34 ans.

cordialement
 
Jacqueline Salenson, déléguée ADMD Hérault

19.08.2008

SUICIDE ET AUTOPSiE POUR REMY, voir dépêche AFP du 18-08-08

Il me semble que cette autopsie était bien inutile, et morbide: a-t-on besoin de çà? Quel est le but?

Après sa demande, quoi d'autre était possible qu'un suicide, approuvé ou non par le Président Sarkosy? sauf une mort naturelle? Veut-on accuser les parents? Les médecins? De non-assistance à personne en danger? Veut-on que ce jeune homme soit seulement victime d'une dépression passagère et guérissable? (je pense que, si c'était le cas, cela aurait été fait, vu son état de santé, il étati bien entouré par les médecins). Le suicide est-il un crime? Contre qui???? les religions??? le Pouvoir médical et pharmaceutique qui voudrait faire croire que la Science peut éradiquer la mort et les maladies??? absurde!

Notre Président perd le sens de l'Humanité, le sens des réalités, comme trop de Français, on parle des Droits de l'Homme en Chine et au Tibet, mais le plus élémentaire des droits: celui de mourir dans sa dignité, celui d'être maître de son corps, n'est pas respecté en France, comme d'autres d'ailleurs.

Quand est-ce que les Français comprendront que l'on peut choisir de mourir, qu'on peut demander une assistance pour avoir droit à une mort accompagnée (le seul « droit » au suicide est de le faire en cachette, isolé) dès lors que la vie, telle que les médecins se sont acharnés à la prolonger, n'a plus d'intérêt pour le malade, l'handicapé ou le vieillard, que les souffrances sont telles que seule la mort peut les ôter?

Et que l'accompagnement concerne aussi la famille? Après qu'elle ait subi la terrible maladie, la souffrance du fils, très jeune, le refus d'écoute de tous, on lui inflige une deuxième souffrance: soupçons qui laissent entrevoir des accusations, vérification du choix du médicament, et alors???, quelle importance??? on ne l'accompagne pas dans son deuil, on la martyrise comme si elle était coupable... honte à ceux-là!

Il semblerait que maintenant les malades soient coupables d'être malades, les vieux coupables d'être vieux, mais aucune solution pour les aider, à vivre et à mourir le mieux possible, selon leurs choix personnels, aucune compassion, aucune solidarité... société où tout le monde doit être performant, riche, et beau et jeune??? société du veau d'or???

La demande de quelques-uns, qui pourrait être écoutée, entendue, et parfois réalisée, n'influencerait en rien les autres, ceux qui se complaisent dans l'obéissance aveugle à la Médecine technologique, et dans les souffrances des autres. A chacun son choix. Mais laissez la liberté à chacun! Liberté de vivre selon son choix, donc de terminer sa vie aussi selon son choix, liberté de refuser trop de souffrances impossibles à supprimer, la loi devant bien entendu encadrer et contrôler les réalisations des voeux, comme dans les autres pays où la loi le permet déjà.

Un livre ( traduit par l'admd belge) vient de paraître de récits d'euthanasies à l'hôpital d'Anvers, autorisées par la loi hollandaise, où enfin la sérénité devant la mort est trouvée, pour la personne et pour son entourage, fin de vie accompagnée, il faudrait en prendre exemple!

(référence: livre "face à la mort" par l'équipe de soutien du réseau hospitalier d'Anvers, campus Middelheim, éditions "aden")

 

Jacqueline Salenson, déléguée ADMD Hérault
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