14.02.2009
la trame de la conférence de pascal landa
conférence de PASCAL LANDA
Les mots, ces amis
infidèlesSuicide
Le suicide (du latin sui caedere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d’
autolyse (du grec auto-, soi même, et -lyse destruction).Pour considérer qu'on est en présence d’un suicide,
la mort doit être l’intention de l’acte et non simplement une de ses conséquences.Euthanasie
acte délibéré, réalisé à la demande de l’intéressé, pratiqué par un tiers, destiné à entraîner la mort d’une personne en situation d’impasse thérapeutique dont les souffrances physiques et/ou
psychiques sont insupportables.
Autodélivrance
Acte de suicide qui se caractérise par le fait que la personne qui l’exécute est en situation d’impasse sans espoir de pouvoir vivre de nouveau de manière « acceptable » en ce qui la concerne.
Suicide Assisté
Aide fournie par un tiers, permettant à une personne en situation d’impasse thérapeutique dont les souffrances physiques et/ou psychiques sont insupportables, de se donner la mort
Fin de vie
Période de notre vie où l’on sait que l’on va vers la mort sans pouvoir espérer une amélioration ou un retour vers la « normale » de sa vie.
Le droit de mourir dans la dignité
Revendication des membres des associations qui militent pour que soit reconnu par la société, donc par l’état en votant une loi, le droit de décider en fin de vie du moment de sa propre mort.
Ce droit devant s’accompagner de la possibilité de faire appel à des professionnels permettant de garantir que la mort puisse être programmée au moment voulu avec les moyens de la technologie
moderne assurant au mourant une mort sans souffrances, sans traumatismes et sans perte de dignité.
8) Le choix de vie que nous revendiquons à l’ADMDOn ne sait pas ou nous mène le chemin de la vie, mais
on souhaite, autant que faire ce peut, être responsable de notre propre fin de vieOn veut
avoir le droit de choisir et de ne pas choisir nos conditions de fin de vie selon nos convictionsOn admet, avec l’avancée de la médecine, que la société doit faire des choix politiques face aux dépenses de santé qui s’accroissent en fin de vie; mais on refuse que les lobbys financiers
(pharmaceutiques et industries de la santé) dictent les choix de financement de notre santé
On demande une solidarité humaine pour l’accompagnement en fin de vie. Y compris avoir accès aux moyens de la médecine moderne pour mourir dans des conditions choisies
.Suicide ou autodélivrance?
L’ADMD milite pour une loi permettant à chacun de vivre sa vie le plus pleinement possible et
d’être assuré que lorsque sa vie n’aura plus de valeur humaine pour lui, qu’il pourra la terminer, dans de bonnes conditions et dans la légalité.
Conscients aujourd’hui que l’hypocrisie ambiante permet des morts assistées au bon vouloir des autorités,
nous voulons une loi qui protège les faibles, garantit l’égalité des traitements face à la mort et
met fin aux situations dramatiques dont nous sommes saisis au quotidien (ex: Chantal Sébire …)
Responsable, l’ADMD met tout en oeuvre pour qu’un dialogue, non passionné, permette aux élus de prendre leur responsabilité de représentant
d’un peuple qui plébiscite à plus de 80% pour une loi réfléchie en faveur d’une aide active à mourir.
17:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2008
je reçois ce courriel:

Je suis croyante catholique, mais non pratiquante car je me suis aperçue depuis longtemps déjà que les "hommes d'église" nous mènent par le bout du nez et n'hésitent pas à vouloir nous faire avaler des couleuvres !
Je ne suis pas certaine que Dieu (s'il existe) soit d'accord avec leur façon de faire. Eux aussi auront à rendre des comptes un jour... qu'ils se méfient ! Ils ont peur de perdre le pouvoir qu'ils exercent sur le commun des mortels et tous les moyens de pression sont bons pour arriver à leur fin.
Respecter son prochain dans ses choix me paraît être une attitude chrétienne et le laisser décider de la façon de mener sa vie également. L'Eglise, dans sa globalité, fait preuve d'entêtement, de refus du progrès, refus d'accepter un monde qui évolue, refus de tout ! Ce n'est pas étonnant que les églises se vident de plus en plus ! Comment peut-on dire aujourd'hui à des jeunes menacés par le Sida qu'il ne faut pas utiliser de préservatif ? Bien plus que l'euthanasie demandée par un mourant, c'est une incitation au suicide, et ils devraient être poursuivis pour cela ! Je suis en colère car tout cela relève de la bêtise pure !
08:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.12.2008
suite au rapport de la mission Leonetti,

08-12-03 Lettre ouverte Jacqueline Salenson, admd34
suite au rapport de la mission Leonetti,
qui ne se déjuge pas, il ne faut pas s'en étonner...
les mêmes juge et partie, inconcevable à tout être sensé...
La décision d'une mort sereine, décente, en toute transparence, médicalement assistée, n’appartient pas à une instance !
Cette décision intime et très personnelle appartient en premier lieu au malade, qu'il soit mourant, incurable ou dans un état végétatif chronique depuis plus de 18 mois, jeune ou âgé, hospitalisé ou non, branché ou non ! Et même ne trouvant plus aucun intérêt à une vie qu'il estime terminée, arrivée à son point de culmination, dont nous a parlé le Dr Quintana de Colombie, lors du Congrès International des admd, n'ayant plus rien à y ajouter (personnes très âgées dont la santé flageole, lourds handicapés, malades condamnés à plus ou moins longue échéance, avec des souffrances certaines, en particulier souffrance morale de prolongation inutile de vie, que rien ne peut soulager)
Le ou les médecins traitants et les proches sont concernés en second lieu:
Les proches et les familles sont parfois et même assez souvent divisées, seule la personne encore consciente doit décider, même s'il n'y a pas accord avec les proches. En cas d'inconscience, priorité doit être donnée aux volontés écrites moins de 3 ans avant l'inconscience.
Quant aux médecins, qui devraient être au service du patient, et non pas au service de la technologie médicale, pas plus qu'au service de leurs intérêts financiers ou de ceux des laboratoires pharmaceutiques - industriels songeant davantage à leurs gains qu'au bien-être des populations - , leur rôle est de soulager la souffrance lorsque rien d'autre n'est possible,
et la loi doit permettre d'offrir en alternative ou à la suite des soins palliatifs bien compris, convenant à environ 95% de la population, une aide à la mort accompagnée au choix de la personne, demandée par environ 5% dans toutes les statistiques, des pays qui ont légalisé l'euthanasie et dans les autres (certains préfèrent la solitude, d'autres préfèrent être entourés par certains proches) si elle est demandée de façon saine et réitérée par la personne, sous forme d'aide à une autodélivrance en fournissant les médicaments adéquats, ou sous forme d'aide euthanasique lorsqu'il est impossible au patient de procéder seul.
Il n'appartient pas prioritairement et unilatéralement aux services hospitaliers (et encore moins à un juge inconnu du malade) de décider quand la personne est autorisée à quitter sa vie, sa souffrance, ce triste monde !
Lorsque la personne n'a exprimé aucun voeu pour sa fin de vie, oralement ou par écrit, lorsqu'elle est inconsciente, alors il reste évidemment à l'équipe médicale de décider des soins à donner, soins palliatifs bien compris quand rien d'autre n'est possible.
D'où la nécessité de parler de la mort naturelle, inévitable et de réfléchir à la préparation de cette fin de vie toute sa vie, au lieu de se cacher comme si la mort n'existait pas.
La mort fait partie de la vie, elle n'est pas triste, elle n'est pas affreuse, sauf les morts provoquées par les hommes par les guerres, les attentats, ou des meurtres, et là, ceux qui les provoquent ne s'en offusquent pas...
elle peut arriver à tout âge et à tout moment, elle prévient par des maladies, des accidents, ou des handicaps ou bien elle arrive sans prévenir.
Un travail de réflexion est nécessaire, que les philosophes ont entrepris depuis longtemps, que les religieux gèrent à leur façon, mais que tous, de convictions différentes, doivent entreprendre pour une loi respectant la laïcité de l'Etat Français, c'est-à-dire du respect de toutes les convictions et pas seulement, comme c'est le cas actuellement des convictions intégristes de toutes religions, de ceux qui veulent obliger les autres à penser comme eux, ceux qui provoquent les guerres.
En l’absence d'une loi humaine,laissant à chacun la responsabilité de sa vie jusqu'à sa fin, ce qui se passe dans la réalité est une honte !
Souffrances inapaisées, euthanasies clandestines, suicides violents...
La loi Leonetti, une loi pour le laisser mourir ? Sédation terminale ? Euthanasie qui ne pas dit pas son nom !
Et l'aide au suicide n'est pas interdite, mais comment distinguer légalement aide et provocation au suicide, qui est interdite, sans loi le précisant?
Lorsque mon heure sera venue, j'espère que je serai en état de me suicider, j'espère pouvoir me procurer les médicaments nécessaires à une mort douce, ne pas être obligée de me pendre, de me noyer, de m'étouffer, de me défénestrer, etc...non pas pour moi, mais pour mes enfants et petits-enfants.
Mais qu'est-ce que je pourrais faire si je suis dépendante, impotente, inconsciente ou grabataire, sous la coupe des soignants de l’hôpital pour lesquels la mort est encore ressentie comme un échec personnel et non pas comme une loi naturelle. Je vous le demande ! Qui peut me certifier que l’équipe hospitalière ne sera pas adepte de l’acharnement thérapeutique ? Qu’on y tiendra compte de mes « directives anticipées », comme la loi Leonetti le conseille au médecin ? Ce n'est pas une obligation!
Qui, en l’absence d’une loi juste, laïque, égalitaire, pour tous, quelles que soient leurs convictions, peut me garantir une bonne mort ?
Attendre, attendre, encore attendre, toujours attendre...
Pendant ce temps des gens meurent dans de grandes souffrances sinon physiques -et encore, toutes les souffrances ne peuvent pas être soulagées-, du moins morales,
on leur interdit de parler de leur mort prochaine, on refuse de les écouter, on leur donne des espoirs mensongers,
on les parque dans des maisons de retraite, asiles plus ou moins dorés, qui échappe aux lois hospitalières concernant les droits des usagers, au nom de la « non-assistance à personne en danger », on les enferme contre leur gré...
on s'étonne des suicides violents des personnes arrivées au point de culmination de leur vie, voire du meurtre de l'un précédant le suicide de l'autre dans des couples qui veulent mourir ensemble, après des dizaines d'années de vie commune...qui n'occupent que quelques lignes dans les journaux, et encore...souvent, on préfère ne pas en parler..
Comment éviter l'angoisse devant ces faits, comment ne serions-nous pas en colère? Il est hors de question de demander l'euthanasie pour tous les malades, comme certains voudraient le faire croire, il est hors de question de donner une aide au suicide dans n'importe quelles conditions, il est question de préserver la dignité de chaque être humain, selon ses convictions personnelles.
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